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La lingerie a traversé les ères avec plus ou moins d’indépendance.
Tout d’abord un seul sein suggestif est dévoilé, puis au 17eme sous l’empire romain la poitrine entière est montrée, soutenue par des fascias et apodesmes, bandelettes bloquant la croissance des seins pour satisfaire l’harmonie exigée. Après une brève libération du buste à la chute de l’empire romain, le puritanisme Moyenâgeux impose des gorgerettes avec une tunique de coton ou lin.
Puis la féminité se rebelle remise en évidence sous les reproches du clergé. Mais sera de nouveau braquée avec Charles Quint et Henri II par des robes sombres fermées au corset douloureux. Malgré le libertinage des décolletés sous la Régence du début 18eme et la lutte de Jean-Jacques Rousseau avec la médecine de Bonnaud contre le corset beaucoup trop dangereux, la séquestration continue à la Renaissance avec des culottes longues et des basquines qui saccagent les bustes, les poumons.
19-20e premières lingeries coquines et pratiquent attirent, avec les revendications libertaires de la garçonne et le mode de vie adapté aux contextes de guerre le corset est totalement abandonné.
En 1913, Mary Phelps Jacob, dite Caresse Crosby fabrique un soutien-gorge avec des mouchoirs, des épingles mais échoue. Elle cède son brevet à Warner’s qui améliore son invention et mais au point les tailles et bretelles
Au 20e les pièces sexy apparaissent, la gaine des années 30, la guêpière de Marcel Rochas, les bustiers et autres portes jarretelles, en passant par le soutien-gorge plus confortable, puis les strings et tangas des années 90 et la naissance des boxers et shortys.
Ainsi au fil des siècles la femme a compris qu’elle ne pouvait se passer de la lingerie mais pouvait en faire un atout de séduction et de bien-être.